LES BETES CURIEUSES

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Extraits de presse

« La formule est simple et se présente selon les doubles pages : un texte et en vis-à-vis son illustration, puis une image et en vis-à-vis un texte qui l’illustre. Parfois, l’animal est interprété selon les critères anthropocentriques et le livre se fait fablier, parfois, un mot valise provoque une image valise ou l’inverse. En général, un petit air de traité de zoologie sert de guide rhétorique. Toujours, l’humour s’impose, tendre rarement, violent plus souvent, acerbe, parfois, grinçant jusqu’à toucher sa noirceur, régulièrement avec délice. L’illustrateur avec des dessins naturalistes, en conformité avec le choix rhétorique du texte ou l’inverse et virtuose. Au final c’est un livre d’œuvres graphiques et littéraires, où l’on sent La Fontaine revu par l’Oulipo et le procédé rhétorique de la définition. Un régal. Pour quel âge ? Pour tous les âges mais à partir de 7 ans c’est bien parce qu’il faut bien saisir l’intertextualité culturelle et scientifico-littéraire pour le comprendre, prendre avec soi le propos et se laisser porter par le rire vers l’absurde ou la critique sociale voire psychologique. »

Lisez Jeunesse

 

« Les bêtes curieuses, réunit pour la sixième fois les compères François David et Henri Galeron, auteurs notamment des précédents et excellents Une petite flamme dans la nuit, Poèmes sans queue ni tête ou Bouche cousue. Avec sa série d'animaux définis de façon insolite autant par le texte que par l'image, il se révèle drôle et inventif.
Quelques exemples. L'inaugural singe est un « petit mâle cherchant des puces à ses congénères », selon le texte prolongé par un dessin de chimpanzé sur le crâne duquel boxent une puce et un autre singe. Plus loin, le canard est présenté comme un « palmipède au plumage sucré, trempé autrefois dans le café » et apparaît, tout blanc, dans une tasse de café noir.
L'idée de l'oie est, elle aussi, splendide. L'un à côté de l'autre près du Capitole, deux animaux composés chacun d'une demi-oie et d'un demi-chien. Explication : « Demi-chien de garde paresseux. Aboie “Oie !” au lieu de “Oie ! Oie !” ». Et précision : « Malgré toutou, les oies du Capitole jadis ont repoussé les assaillants. » Il faut bien faire tourner ses méninges pour savourer les manières étranges, inventives et inédites, texte comme images, de considérer ces vingt-huit animaux auxquels s'ajoute l'homme. Superbe. Pour tous, dès 6 ans. »

Le Soir (Belgique)

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